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Combien de fois avons-nous entendu cette phrase :
« Moi, à ta place… »
Souvent lancée avec de bonnes intentions, elle semble anodine, presque bienveillante. Pourtant, derrière ces quelques mots se cache un poison doux : celui du jugement, du décalage et de l’incompréhension de l’autre.
Une illusion d’aide
Celui qui dit « Moi, à ta place… » pense conseiller. Mais en vérité, il parle de lui, de sa place à lui, de ses filtres, de son vécu.
Il ne se met pas dans ta peau. Il reste dans la sienne et imagine ta vie avec ses lunettes à lui.
C’est un peu comme dire à quelqu’un qui se noie :
« Moi, à ta place, je n’aurais pas sauté dans l’eau ! »
Mais il est déjà dedans. Ce n’est pas d’un jugement dont il a besoin, mais d’une main tendue.
Une négation de l’expérience de l’autre
Cette phrase suppose que l’autre pense mal, agit mal ou ressent mal. Elle nie la complexité de son vécu, de son passé, de ses émotions.
C’est une manière déguisée de dire :
« Tu ne fais pas ce qu’il faut. Moi, je sais mieux. »
Mais qui peut réellement savoir ce qu’il faut faire à la place de l’autre ?
Personne ne porte exactement la même histoire, les mêmes blessures, les mêmes croyances.
Ce que l’autre entend (même sans s’en rendre compte)
Quand on reçoit cette phrase, plusieurs sentiments peuvent surgir :
- La culpabilité (« Je devrais faire autrement »)
- Le doute de soi (« Il/elle sait mieux que moi »)
- La colère ou la tristesse (« On ne me comprend pas »)
Bref, cela fragilise au lieu de soutenir.
Et si on changeait de posture ?
Remplaçons « Moi, à ta place… » par des questions puissantes :
- « Qu’est-ce que tu ressens dans cette situation ? »
- « De quoi tu aurais besoin maintenant ? »
- « Comment puis-je te soutenir ? »
Ou encore, osons dire :
« Je ne suis pas à ta place. Mais je t’écoute. »
C’est dans cet espace de non-jugement que l’autre peut retrouver ses propres réponses. Pas les nôtres.
En résumé
« Moi, à ta place… » est souvent une fuite. Une façon de ne pas écouter vraiment. Une manière de ramener l’attention sur soi, alors que l’autre a simplement besoin d’être vu, entendu, accueilli.
Le bien-être intérieur commence souvent par une chose toute simple : être écouté sans être corrigé.
Alors la prochaine fois que cette phrase nous monte aux lèvres… respirons. Et tendons l’oreille plutôt que le doigt.



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