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Il y a des moments où la conversation bascule.
Ce n’est plus une discussion, ce n’est plus un échange humain.
C’est une porte qui s’ouvre.
Au début, tout semble banal. Des mots glissent, légers, comme des cailloux lancés dans l’eau. Mais soudain, quelque chose change. Le regard de l’autre se brouille, ses mâchoires se crispent, ses sourcils se tordent. Alors, je le sens. Je ne le vois pas… mais je le sens.
Un souffle noir s’éveille derrière lui.
Une ombre se dresse dans son dos.
Un démon.
Je connais sa nature. Ce n’est pas une bête venue d’ailleurs. Non… c’est pire : il vient de lui. C’est la somme de ses blessures, ses rancunes, ses haines jamais digérées. Une créature qui dormait depuis longtemps, tapie dans son ventre, et qui vient de trouver une faille dans mes mots pour sortir.
Alors, je fais ce que peu osent faire : je me tais.
Je retire ma présence comme on souffle une bougie dans la nuit.
Mon silence me recouvre comme un manteau d’ombre.
Je deviens invisible.
Et là, le démon se déchaîne.
Privé de cible, il se retourne contre celui qui le porte.
Les traits de son visage se tordent, sa voix gronde, son corps tremble. On croirait voir une marionnette secouée par des fils invisibles. Mais les fils, ce sont ses émotions. Les nœuds, ce sont ses blessures. Le bourreau, c’est lui-même.
Je le regarde sombrer.
Et c’est terrifiant.
Car le vrai enfer n’est pas un lieu. Ce n’est pas une flamme éternelle ni un royaume souterrain. Le vrai enfer vit en nous, dans ces démons intérieurs qui s’abattent sur nous quand nous refusons de les reconnaître.
Et dans ce silence, je contemple la scène.
Je n’ai plus besoin de parler.
Je n’ai plus besoin d’exister aux yeux de l’autre.
Mon silence est une lumière noire : il révèle la bête qui sommeille en chacun.
Et quand le démon hurle, quand il lacère son hôte de l’intérieur, quand il dévore tout ce qui reste de lucidité, je reste là… calme, immobile, invisible.
Parce que je sais une chose :
Le démon n’est pas le mien.
Il est le sien.
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