L’histoire du Poisson qui ne Savait pas qu’il Était un Nuage


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Un matin de minuit — car dans ce pays-là, les heures n’ont jamais su lire l’horloge — un poisson nommé Gérard décida qu’il en avait assez de marcher en chaussettes dans le désert.
Les chaussettes étaient trouées, le désert était mouillé, et rien dans tout cela n’avait la moindre cohérence, ce qui convenait parfaitement à Gérard.

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« Aujourd’hui, je deviens un nuage », annonça-t-il à une carotte endormie qui passait par là en faisant du vélo.
La carotte porta un instant la main à son chapeau de pluie (pour se protéger du soleil intérieur, évidemment) et répondit :
« Très bien. Mais avant ça, n’oublie pas d’arroser le vent. Il a soif depuis hier de demain. »

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Gérard hocha la queue, rangea son parapluie dans sa poche (qui n’existait pas, mais c’était un détail), et se mit en route vers le haut du bas.
C’était l’endroit où les montagnes flottent pour ne pas déranger les oiseaux, qui, par respect, volent en zigzag pour imiter les pierres qui rêvent.

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En chemin, il croisa un miroir fatigué, adossé contre un arbre qui respirait vers l’intérieur.
« Tu cherches ton reflet ? » demanda le miroir.
« Oui », répondit Gérard.
« Ah, dommage. Il est parti en vacances dans un autre toi. »
Le miroir bâilla, puis se replia en lui-même comme un accordéon paresseux.

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Gérard poursuivit sa route, passant devant une rivière qui coulait en arrière pour ne pas arriver en retard, puis devant un troupeau de papillons qui gardaient jalousement leur collection de nuages miniatures.
L’un d’eux, le plus petit, lui lança :
« Si tu veux devenir nuage, n’oublie pas de laisser ici tout ce que tu comprends encore. »
Alors Gérard déposa par terre ses dernières idées sensées — deux pensées, une demi-logique et un souvenir presque cohérent — avant de repartir, l’esprit beaucoup plus léger.

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Finalement, il atteignit le centre du ciel.
C’était un endroit très pratique : tout le monde y arrivait par hasard, et personne ne savait jamais s’il partait ou s’il arrivait.

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Gérard posa son sac de brume au sol, s’éclaircit les nageoires et déclara :
« Je suis prêt. »

Le ciel, qui parlait couramment le langage des choses illogiques, lui répondit :
« Félicitations. Tu as parfaitement tout fait à l’envers. C’est exactement comme ça qu’on devient un nuage : quand on ne comprend plus rien… c’est que tu es au bon endroit. »

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Et dans un doux flouf irrationnel, Gérard devint un nuage carré.
Les habitants du pays le regardèrent flotter en souriant, sans trop savoir pourquoi — peut-être parce qu’il ne ressemblait à rien de ce qu’ils connaissaient, ou peut-être parce qu’ils ne faisaient pas vraiment attention.


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Morale

Quand l’esprit ne s’intéresse plus à ce qu’il entend, il finit par tout percevoir à l’envers.
Ce n’est pas le monde qui devient absurde… c’est juste notre attention qui s’est endormie.

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Khalid – une rencontre qui éclaire la vie.

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