Il y a des fatigues que le sommeil ne soigne pas.
Des fatigues qui ne viennent pas du corps, mais de l’âme.
Celles qui s’installent quand on a trop tenu, trop encaissé, trop porté.
Ce n’est pas de la tristesse.
Ce n’est pas de la colère.
C’est autre chose…
C’est cette sensation intérieure qui murmure :
« J’en ai assez d’être celui qui tient debout pour tout le monde. »
La fatigue invisible
On nous apprend très tôt à être forts.
À ne pas pleurer trop longtemps.
À avancer malgré les coups.
À encaisser, encore et encore.
Alors on devient solides.
Responsables.
Présents pour les autres.
On devient celui qui rassure, qui soutient, qui comprend.
Mais personne ne nous apprend à déposer ce poids.
Et un jour, sans prévenir, le corps avance…
mais l’intérieur, lui, ralentit.
Pas parce qu’il est triste.
Pas parce qu’il est en colère.
Mais parce qu’il est fatigué d’être fort.
Être fort, c’est parfois se taire
Être fort, ce n’est pas toujours affronter.
Parfois, c’est se taire.
Se taire quand on aurait besoin de parler.
Se taire quand on aurait besoin d’aide.
Se taire pour ne pas déranger.
Alors on sourit.
On rassure.
On fait comme si tout allait bien.
Mais à l’intérieur, quelque chose s’épuise.
Parce que porter seul, même en silence, ça use.
La force qui fatigue
Il existe une force qui élève.
Et une force qui épuise.
La première vient de l’alignement.
La seconde vient de la survie.
Quand on est fort par choix, on grandit.
Quand on est fort par obligation, on s’use.
Et beaucoup de personnes ne sont pas fortes parce qu’elles le veulent…
Elles le sont parce qu’elles n’ont jamais eu le droit d’être faibles.
Ceux qui ont toujours été “le pilier”
Il y a ces personnes sur qui tout repose.
Dans la famille.
Dans le couple.
Dans le travail.
Celles qui règlent les problèmes.
Celles qui rassurent.
Celles qui portent les émotions des autres.
On les appelle “les piliers”.
Mais même les piliers finissent par se fissurer.
Pas par manque de solidité.
Par excès de charge.
La fatigue émotionnelle
La fatigue émotionnelle n’est pas visible.
Elle ne se voit pas sur le visage.
Elle se ressent dans l’élan vital.
On se lève, mais sans énergie.
On avance, mais sans envie.
On sourit, mais sans profondeur.
Ce n’est pas une dépression.
Ce n’est pas un burn-out visible.
C’est un essoufflement intérieur.
Une lassitude d’avoir toujours dû tenir.
Quand on n’a plus envie d’expliquer
Avant, on expliquait.
On racontait.
On exprimait.
Puis un jour, on n’en a plus la force.
Parce qu’expliquer, c’est encore faire un effort.
Parce que raconter, c’est rouvrir ce qu’on a refermé.
Alors on garde pour soi.
On s’isole un peu plus.
Non pas par froideur, mais par fatigue.
Être fort ne veut pas dire ne rien ressentir
Être fort ne signifie pas être insensible.
Au contraire.
Les personnes fortes ressentent profondément.
Elles encaissent profondément.
Elles portent profondément.
Et c’est justement pour cela qu’elles se fatiguent.
Parce que ressentir sans déposer, c’est épuisant.
La solitude des personnes fortes
Il y a une solitude particulière chez ceux qui ont toujours été solides.
Une solitude discrète.
Silencieuse.
Intérieure.
Parce que quand on donne beaucoup, on oublie parfois de recevoir.
Quand on soutient beaucoup, on oublie parfois d’être soutenu.
Et petit à petit, on apprend à faire seul.
Mais faire seul ne veut pas dire aller bien.
Ce n’est pas de la faiblesse, c’est de l’usure
La fatigue d’être fort n’est pas un échec.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est une conséquence.
La conséquence d’avoir trop donné sans recharger.
La conséquence d’avoir trop porté sans déposer.
La conséquence d’avoir été fort trop longtemps.
Même les montagnes s’érodent avec le temps.
Apprendre à déposer
Il arrive un moment où la vraie force n’est plus de tenir.
La vraie force devient de déposer.
Déposer les masques.
Déposer les attentes.
Déposer les rôles.
Déposer ce “je dois être fort” pour faire place à
“j’ai le droit d’être humain”.
Se reconnecter à soi
Quand on est fatigué d’être fort, ce n’est pas la vie qu’on rejette.
C’est le poids qu’on porte en silence.
Et souvent, ce dont on a besoin, ce n’est pas de conseils.
Ce n’est pas de solutions.
C’est d’être entendu.
Reconnu.
Accueilli.
Sans jugement.
Sans pression.
Sans obligation d’aller mieux.
La permission d’être vulnérable
La vulnérabilité n’est pas une faiblesse.
C’est une respiration.
C’est dire :
“Je n’ai pas besoin d’être fort aujourd’hui.”
C’est s’autoriser à ressentir sans corriger.
À exprimer sans justifier.
À être sans performance.
Et paradoxalement, c’est souvent là que la vraie force revient.
La force tranquille
Il existe une force douce.
Calme.
Stable.
Une force qui ne crie pas.
Qui ne prouve rien.
Qui ne lutte plus.
Cette force naît quand on cesse de résister à ce qu’on ressent.
Quand on s’écoute vraiment.
Quand on s’accepte.
Tu n’es pas cassé, tu es fatigué
Beaucoup pensent qu’ils vont mal.
Qu’ils sont “bizarres”.
Qu’ils ont changé.
Mais souvent, ils ne sont pas brisés.
Ils sont simplement fatigués d’avoir été forts trop longtemps.
Fatigués d’avoir porté sans soutien.
Fatigués d’avoir rassuré sans être rassurés.
Fatigués d’avoir compris sans être compris.
Revenir à soi
Revenir à soi, ce n’est pas fuir le monde.
C’est se retrouver.
C’est se demander :
“De quoi ai-je besoin maintenant ?”
Pas ce que les autres attendent.
Pas ce que la société exige.
Mais ce que l’âme réclame.
Parfois, elle réclame juste du repos émotionnel.
Et si la vraie force était différente ?
Et si la vraie force, ce n’était pas de tenir coûte que coûte ?
Et si la vraie force, c’était de s’écouter ?
Et si la vraie force, c’était de dire :
“Là, j’ai besoin de douceur.”
Parce qu’on ne guérit pas en se forçant.
On guérit en s’accueillant.
Et maintenant…
Peut-être que ces mots résonnent en toi.
Peut-être que tu te reconnais dans cette fatigue silencieuse.
Peut-être que tu n’es ni triste, ni en colère…
Juste fatigué d’être fort.
Alors la vraie question n’est pas :
“Comment redevenir fort ?”
Mais plutôt :
“Comment redevenir vrai avec moi-même ?”
Et si, au lieu de continuer à porter,
tu t’autorisais enfin à déposer…
ne serait-ce qu’un peu ?
Parce que parfois,
la plus grande transformation commence
quand on accepte simplement
de ne plus être fort tout le temps.
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Khalid – une rencontre qui éclaire la vie.


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