Il y a une solitude dont on parle peu.
Une solitude silencieuse, presque invisible.
Celle qui ne vient pas de l’absence des autres, mais de l’absence de soi dans la relation.
On peut être entouré de collègues, d’amis, de proches, de famille.
On peut recevoir des messages, partager des repas, rire en société.
Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose reste vide.
Comme si personne ne touchait vraiment ce que l’on ressent.
Comme si personne ne voyait ce qui se passe derrière le sourire.
Cette solitude-là est souvent la plus douloureuse, parce qu’elle est incomprise.
Quand on est seul physiquement, la solitude est logique.
Mais quand on est entouré, elle devient honteuse, culpabilisante.
« Je n’ai pas le droit de me sentir comme ça, j’ai tout pour être bien… »
Alors on se tait.
On s’adapte.
On fait semblant.
Beaucoup de personnes vivent ainsi, en mode automatique.
Elles parlent, mais ne se disent plus.
Elles écoutent, mais ne sont plus entendues.
Elles existent pour les autres, mais se sont oubliées elles-mêmes.
Cette solitude intérieure naît souvent d’un décalage.
Le décalage entre ce que l’on montre et ce que l’on ressent.
Entre ce que l’on attend et ce que l’on reçoit.
Entre ce que l’on est profondément… et ce que l’on croit devoir être pour être accepté.
À force de vouloir être compris, on finit par se taire.
À force de vouloir être aimé, on se trahit.
À force de vouloir éviter les conflits, on s’abandonne intérieurement.
Et puis un jour, sans vraiment savoir quand cela a commencé,
on se sent étranger à sa propre vie.
On est là, mais absent.
Présent physiquement, mais déconnecté émotionnellement.
Ce n’est pas un manque d’amour autour de soi.
C’est un manque de lien vrai.
Un lien où l’on peut être vulnérable sans se sentir faible.
Un lien où l’on peut dire « je ne vais pas bien » sans devoir se justifier.
Un lien où l’on peut exister sans rôle, sans masque, sans performance.
La solitude intérieure n’est pas un défaut.
C’est un signal.
Un message que quelque chose, en nous, demande à être entendu.
Elle nous indique souvent que nous nous sommes adaptés trop longtemps.
Que nous avons fait passer les besoins des autres avant les nôtres.
Que nous avons confondu présence et connexion.
Que nous avons cru que parler suffisait, alors que ce qui manquait, c’était d’être reconnu.
Beaucoup cherchent à combler cette solitude à l’extérieur.
Plus de relations.
Plus d’activités.
Plus de distractions.
Mais ce vide ne se remplit pas par le bruit.
Il se remplit par la vérité.
La vérité de ce que l’on ressent.
La vérité de ce que l’on n’ose pas dire.
La vérité de ce que l’on attend réellement des relations humaines.
Paradoxalement, c’est souvent en osant se rencontrer soi-même que la solitude commence à se dissoudre.
En s’autorisant à ressentir.
En s’autorisant à ralentir.
En s’autorisant à être imparfait, fragile, humain.
Parce que tant que l’on n’est pas en lien avec soi,
aucun entourage ne pourra vraiment combler ce manque.
Et lorsque ce lien intérieur se rétablit,
les relations changent.
Elles deviennent plus vraies, plus simples, plus profondes.
La solitude entourée n’est pas une fatalité.
Elle est une invitation.
Une invitation à se poser une question essentielle, souvent évitée :
Avec qui suis-je vraiment en relation… quand je suis avec les autres ?
Et peut-être que la réponse à cette question
n’est pas à chercher dehors…
mais quelque part, à l’intérieur, là où tout commence.
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Khalid – une rencontre qui éclaire la vie.



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