Ce n’est qu’une perception


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Il y a des phrases simples qui, lorsqu’on les laisse vraiment descendre en soi, ont le pouvoir de fissurer tout un monde intérieur. « Ce n’est qu’une perception » en fait partie. À première vue, ces mots peuvent sembler presque banals, voire réducteurs. Et pourtant… ils ouvrent une porte immense vers la compréhension de soi, vers l’apaisement, vers une liberté intérieure que beaucoup cherchent sans savoir où regarder.

Chaque jour, nous vivons des situations qui nous bousculent. Une parole mal interprétée. Un regard qui semble juger. Un silence qui fait naître mille scénarios. Très vite, notre mental s’emballe. Il analyse, il compare, il conclut. Et sans même nous en rendre compte, nous ne réagissons plus à la réalité, mais à la perception que nous en avons.

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La perception n’est pas la réalité

La réalité est neutre. Elle est ce qu’elle est. Ce sont les faits bruts. La perception, elle, est un filtre. Un filtre façonné par notre histoire, nos blessures, nos croyances, nos peurs, nos attentes. Deux personnes peuvent vivre exactement la même situation et en ressortir avec des ressentis totalement opposés. Pourquoi ? Parce qu’elles ne regardent pas avec les mêmes lunettes.

Quand quelqu’un ne nous rappelle pas, la réalité est simple : le téléphone n’a pas sonné. La perception, elle, peut devenir : « Je ne compte pas », « On m’abandonne », « Je ne suis pas important ». Et à partir de là, la souffrance naît. Non pas de l’événement, mais du sens que nous lui donnons.

Comprendre cela, ce n’est pas nier ce que l’on ressent. Ce n’est pas se dire que l’on exagère ou que l’on devrait être plus fort. C’est au contraire reconnaître que notre ressenti est réel… tout en acceptant qu’il est basé sur une interprétation, pas sur une vérité absolue.

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Le piège de l’identification

Le véritable piège, c’est lorsque nous nous identifions totalement à nos perceptions. Nous ne disons plus « j’ai cette pensée », mais « je suis cette pensée ». Nous ne disons plus « je ressens de la peur », mais « je suis quelqu’un de peureux ». À ce moment-là, la perception devient une identité, et l’identité devient une prison.

Beaucoup de mal-être intérieur naît ici. Dans cette confusion entre ce que je ressens à un instant donné et ce que je suis profondément. Une émotion traverse, mais nous la prenons pour une définition de nous-mêmes. Une perception surgit, et nous la prenons pour une certitude.

Se rappeler que ce n’est qu’une perception, c’est créer un espace. Un léger recul. Une respiration intérieure. Dans cet espace, quelque chose se détend. Le mental lâche un peu de contrôle. Le corps se relâche. Et une autre question peut apparaître.

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Et si je regardais autrement ?

Changer de perception ne veut pas dire se mentir ou se raconter une histoire positive à tout prix. Il ne s’agit pas de remplacer une perception douloureuse par une perception artificiellement rassurante. Il s’agit d’ouvrir le champ des possibles.

Et si cette parole n’était pas une attaque, mais une maladresse ?
Et si ce silence n’était pas un rejet, mais une fatigue ?
Et si cette situation n’était pas là pour me punir, mais pour me révéler quelque chose ?

Ces questions ne cherchent pas des réponses immédiates. Elles ouvrent. Elles desserrent l’étau. Elles permettent à l’émotion de circuler au lieu de se figer.

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Revenir à soi

Lorsque la perception fait mal, le réflexe est souvent de chercher à l’extérieur : comprendre l’autre, changer la situation, obtenir une preuve. Pourtant, le véritable chemin commence à l’intérieur. Observer ce que cette perception vient toucher. Quelle blessure ancienne elle réveille. Quel besoin profond elle met en lumière.

À cet instant, la perception devient un messager. Non plus un ennemi, mais une invitation. Une invitation à écouter ce qui, en soi, demande de la reconnaissance, de la sécurité, de l’amour.

Ce travail intérieur ne consiste pas à effacer les perceptions, mais à les traverser avec conscience. À les accueillir sans s’y perdre. À leur laisser la place d’être là, sans leur donner les clés de toute notre vie.

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Une liberté silencieuse

Plus nous intégrons que ce que nous vivons intérieurement est une perception, plus une liberté silencieuse s’installe. Nous cessons peu à peu de réagir automatiquement. Nous répondons avec plus de justesse. Nous devenons moins prisonniers des scénarios mentaux et plus présents à l’instant.

Cette liberté ne fait pas de bruit. Elle ne se voit pas forcément de l’extérieur. Mais elle change tout. Les relations deviennent plus fluides. Les émotions, plus traversables. Les choix, plus alignés.

Et surtout, nous retrouvons un pouvoir oublié : celui de ne plus croire tout ce que notre mental nous raconte.

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Et maintenant…

La prochaine fois qu’une situation te bousculera, peut-être qu’une petite voix intérieure pourra murmurer : « Ce n’est qu’une perception. » Non pas pour minimiser ce que tu ressens, mais pour t’offrir un espace. Un espace où une autre lecture est possible. Un espace où tu peux te rencontrer autrement.

Car si une perception peut enfermer… elle peut aussi évoluer. Et si ce que tu prenais pour une vérité était simplement une porte entrouverte vers une compréhension plus profonde de toi-même ?

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Khalid – une rencontre qui éclaire la vie.

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