Nous vivons à une époque où l’on lit beaucoup, où l’on écoute énormément, où les conseils sont partout. Livres de développement personnel, citations inspirantes, vidéos motivantes, formations, podcasts… Tout semble nous dire comment aller mieux, comment penser, comment ressentir, comment vivre.
Et pourtant, jamais les êtres humains n’ont semblé aussi perdus intérieurement.
Pourquoi ?
Parce que derrière chaque mot que nous lisons, il y a une vision du monde. Une histoire. Une interprétation. L’opinion de quelqu’un d’autre.
Lire n’est pas se rencontrer
Quand nous lisons, nous entrons dans l’univers de l’écrivain. Nous voyons la vie à travers ses filtres, ses blessures, ses compréhensions, ses conclusions. Même les plus beaux mots portent une direction implicite : voilà comment il faut voir les choses.
Le problème commence lorsque nous lisons avant de nous écouter.
Peu à peu, nous adoptons des façons de penser qui ne sont pas nôtres. Nous empilons des concepts sans les ressentir. Nous cherchons à comprendre notre mal-être avec la tête, alors qu’il demande à être écouté avec le corps.
Et ainsi, sans nous en rendre compte, nous nous éloignons de notre intuition.
L’intuition ne disparaît jamais
Contrairement à ce que beaucoup croient, l’intuition ne se perd pas. Elle n’est ni faible ni défaillante. Elle est simplement recouverte par le bruit mental.
Chaque fois que nous demandons :
- « Qu’est-ce que je devrais penser ? »
- « Quelle est la bonne manière de faire ? »
- « Qui a raison ? »
…nous faisons taire une voix intérieure qui, elle, ne donne pas de conseils mais des ressentis.
L’intuition ne crie pas. Elle chuchote.
Et dans un monde saturé de mots, les chuchotements passent inaperçus.
La confusion vient de l’extérieur
Beaucoup de personnes se sentent confuses, indécises, coupées d’elles-mêmes. Elles pensent que le problème vient d’elles.
En réalité, la confusion naît souvent d’un excès d’influences extérieures.
Trop d’opinions.
Trop de méthodes.
Trop de vérités prêtes à l’emploi.
À force de vouloir aller mieux « comme il faut », on oublie de se demander :
Comment je me sens, là, maintenant ?
Et cette simple question change tout.
Revenir au simple
Prendre soin de son bien-être intérieur ne commence pas par un livre de plus. Cela commence par un arrêt.
Un moment où l’on cesse de chercher.
Un instant où l’on accepte de ne pas savoir.
Le bien-être intérieur se nourrit de simplicité :
- écouter une tension sans vouloir la corriger
- accueillir une émotion sans la juger
- ressentir avant de comprendre
Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas intellectuel.
Mais c’est profondément juste.
Moins de mots, plus de présence
Les mots peuvent éclairer, mais ils ne doivent jamais remplacer l’expérience intérieure.
Quand les mots prennent trop de place, le ressenti se tait.
Quand le ressenti revient, les mots deviennent secondaires.
Peut-être que le véritable chemin n’est pas d’apprendre davantage…
…mais de désapprendre ce qui nous a éloignés de nous-mêmes.
Et si, au lieu de demander sans cesse quoi penser, nous commencions à nous demander :
Qu’est-ce que je ressens vraiment ?
C’est peut-être là que l’intuition, enfin, peut reprendre sa place.
Et si le prochain pas vers le bien-être intérieur n’était pas un mot de plus…
…mais un silence de plus, dans lequel quelque chose d’essentiel attend d’être entendu.
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