Aujourd’hui, beaucoup de jeunes expriment leur mal-être par la colère, l’agressivité, le manque de respect. Contre les parents, les profs, la société, parfois contre eux-mêmes. On leur dit souvent : « Calme toi », « Respecte », « Arrête de t’énerver ».
Mais rarement on leur apprend quoi faire à la place.
La colère n’arrive jamais par hasard.
Elle n’est pas un défaut.
Elle est un signal.
Derrière la colère, il y a souvent autre chose :
- une injustice ressentie,
- une blessure non entendue,
- une peur,
- un sentiment d’abandon,
- ou simplement l’impression de ne pas compter.
Exprimer sa colère n’est pas le problème. La façon de le faire l’est.
Crier, provoquer, manquer de respect donne l’illusion de reprendre le contrôle. Sur le moment, ça soulage. Mais très vite, ça isole.
Plus tu attaques, moins on t’écoute.
Plus tu cries, plus on se ferme à toi.
Et au fond de toi, le mal-être reste là.
Alors que devrait faire un jeune à la place ?
1. Apprendre à reconnaître ce qu’il ressent vraiment
La colère est souvent la couche du dessus.
Sous elle, il y a des émotions plus fragiles : la tristesse, la honte, la peur, la déception.
Se poser une question simple :
« Qu’est-ce qui me fait vraiment mal là, maintenant ? »
Mettre des mots sur ce qui fait mal, c’est déjà commencer à guérir.
2. Arrêter de se battre contre ce qu’il ressent
Beaucoup de jeunes pensent qu’ils doivent être forts, ne rien montrer.
Mais refouler une émotion, c’est comme appuyer sur un ressort : tôt ou tard, ça explose.
Accueillir ce qui est là, sans se juger, sans se comparer, permet à la pression de redescendre.
Tu as le droit de ne pas aller bien.
Tu as le droit d’être perdu.
Tu as le droit de demander de l’aide.
3. Transformer la colère en action constructive
La colère contient une énergie énorme.
Plutôt que de la retourner contre les autres, elle peut devenir un moteur.
Bouger son corps, écrire, parler, créer, s’engager dans un projet, apprendre quelque chose de nouveau.
Faire sortir l’émotion sans détruire.
Ce n’est pas la colère qui détruit, c’est ce qu’on en fait.
4. Apprendre à communiquer autrement
Le respect ne se mendie pas, il se construit.
Dire ce que l’on ressent sans agresser, sans insulter, sans provoquer, est une vraie force.
Par exemple :
« Quand tu me parles comme ça, je me sens rabaissé »
plutôt que
« Tu me saoules, t’es nul »
Ce langage là ouvre des portes. L’autre écoute. Le dialogue devient possible.
5. Accepter qu’on ne peut pas tout contrôler
Beaucoup de mal-être vient de là : vouloir que le monde change avant de changer soi-même.
Il y a des choses injustes, dures, parfois incompréhensibles.
Accepter ce qui est, ce n’est pas renoncer.
C’est arrêter de se battre contre l’inévitable pour retrouver de la puissance intérieure.
Et si le vrai courage était là ?
Non pas dans la provocation.
Non pas dans la violence.
Mais dans la capacité à se regarder en face, à écouter ce qui fait mal, et à choisir une autre voie.
Le jeune qui apprend à écouter son monde intérieur n’est plus prisonnier de sa colère.
Il commence à se construire.
Et peut-être que la vraie question n’est pas :
« Pourquoi je suis en colère ? »
mais plutôt :
« Qu’est-ce que cette colère essaie de me dire sur moi… et sur ce que je peux devenir ? »
Et toi, si tu prenais un instant pour l’écouter, vraiment… qu’entendrais tu ?
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