On croit que les gens veulent aller bien.
En réalité, beaucoup font tout pour l’éviter.
Pas consciemment. Pas volontairement.
Mais profondément.
Parce qu’aller mal, aussi étrange que cela puisse paraître, est souvent plus rassurant qu’aller bien.
Le mal-être est connu. Il a une forme, une voix, une habitude.
Il accompagne depuis longtemps.
Il structure les journées, les pensées, les choix.
Il devient un paysage intérieur familier.
Alors quand le calme arrive, quand la respiration s’ouvre, quand quelque chose s’apaise…
une alarme silencieuse se déclenche.
Quelque chose dit : attention.
Être bien, c’est perdre ses repères
Pour beaucoup, le mal-être n’est plus seulement un état.
C’est une identité.
« Je suis comme ça. »
« La vie est dure. »
« J’ai toujours fonctionné sous pression. »
Ces phrases ne sont pas des plaintes.
Ce sont des ancrages.
Aller bien, ce serait enlever le sol sous les pieds.
Ce serait ne plus savoir qui l’on est sans la fatigue, sans la tension, sans le combat intérieur.
L’être humain préfère une souffrance connue à un apaisement inconnu.
Parce que l’inconnu demande de lâcher le contrôle.
Être bien oblige à ressentir
Aller mal, c’est souvent se couper.
Du corps.
Des émotions.
De la profondeur.
Aller bien, c’est l’inverse.
C’est sentir plus.
C’est être plus vivant.
C’est être plus touchable.
Et pour beaucoup, ressentir n’a jamais été sûr.
Ressentir, autrefois, c’était :
- trop
- dangereux
- incontrôlable
Alors le système intérieur a appris à se contracter.
À rester en alerte.
Le mal-être devient une armure.
Pas confortable.
Mais protectrice.
Être bien enlève les excuses invisibles
C’est une vérité difficile à regarder.
Quand on va mal, on peut inconsciemment :
- remettre à plus tard
- ne pas choisir
- ne pas se montrer
- ne pas risquer
Le mal-être autorise l’immobilité.
Il donne une raison de ne pas vivre pleinement.
Aller bien, au contraire, retire ces alibis.
Et une peur profonde apparaît :
Si je vais bien, je n’ai plus d’excuse… et si je me trompe quand même ?
La souffrance protège de l’échec.
Elle protège aussi du succès.
Le corps se souvient
Il y a des personnes pour qui aller bien réveille une mémoire ancienne.
Chaque fois que ça allait…
quelque chose s’est effondré.
Le corps a enregistré une règle simple :
le calme est dangereux.
Alors même quand tout va mieux,
le système nerveux recrée du stress,
du doute,
de l’auto-sabotage.
Pas par masochisme.
Par survie.
Être bien, c’est se choisir
Et là se trouve peut-être la peur la plus profonde.
Aller bien, c’est dire intérieurement :
« Je compte. »
« Je mérite. »
« Je m’écoute. »
Pour ceux qui ont appris à s’adapter,
à encaisser,
à porter les autres,
se choisir provoque une culpabilité sourde.
Comme une trahison.
Être bien devient alors un acte transgressif.
La vérité brute
Les gens n’ont pas peur du bonheur.
Ils ont peur de ce que le bien-être leur demanderait de laisser mourir.
Une identité.
Une loyauté.
Un rôle.
Une protection.
Aller bien n’est pas une amélioration.
C’est une transformation.
Et toute transformation commence par une insécurité.
C’est pour cela qu’on ne force jamais quelqu’un à aller bien.
On crée d’abord un espace où il est enfin en sécurité.
Et quand la sécurité est là,
le bien-être ne fait plus peur.
Il devient un retour.
Pas vers une version parfaite.
Mais vers quelque chose de profondément vrai.
Et c’est là que commence le vrai travail intérieur.
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