Nous sommes là.
Physiquement là.
Dans la pièce.
À table.
Au travail.
Dans la rue.
Mais intérieurement… ailleurs.
Le corps est ici.
L’esprit est loin.
Le cœur est fermé.
Et personne ne le remarque vraiment.
Une humanité distraite
On répond “ça va” sans attendre la réponse.
On écoute en pensant déjà à ce qu’on va dire.
On regarde sans vraiment voir.
On partage des photos.
On envoie des messages.
On publie des phrases inspirantes.
Mais on évite le face-à-face.
Le vrai.
Celui qui dérange un peu.
Celui qui touche.
Jamais nous n’avons autant communiqué.
Et jamais nous ne nous sommes autant manqués.
L’absence invisible
Il existe une absence silencieuse.
Celle d’un parent absorbé par son téléphone.
Celle d’un couple qui ne se parle plus vraiment.
Celle d’un ami qui hoche la tête sans entendre.
Ce n’est pas un conflit.
Ce n’est pas une dispute.
C’est pire.
C’est le vide.
Un vide poli.
Un vide socialement acceptable.
Un vide qui s’installe doucement… et qui devient normal.
Et pendant ce temps, quelque chose en nous se fane.
Se couper pour tenir
Pourquoi sommes-nous absents ?
Parce qu’être vraiment présent demande du courage.
Être présent, c’est ressentir.
Et ressentir, parfois, ça fait mal.
Alors on s’occupe.
On se distrait.
On remplit l’espace.
On préfère être occupé que traversé.
On préfère être efficace que vulnérable.
Mais à force d’éviter ce que l’on ressent,
on finit par ne plus rien ressentir vraiment.
Ni la douleur.
Ni la joie profonde.
Ni la connexion.
La vraie présence
Être présent, ce n’est pas être parfait.
C’est être là.
Entièrement là.
Quand quelqu’un parle, on écoute pour comprendre.
Quand quelqu’un souffre, on reste sans chercher à réparer.
Quand on ressent quelque chose, on ne le fuit pas.
La présence est simple.
Mais elle est rare.
Elle ne coûte rien.
Et elle vaut tout.
Un regard soutenu.
Un silence partagé.
Une attention sincère.
C’est ainsi que l’on dit à l’autre :
“Tu existes pour moi.”
Revenir à soi pour revenir aux autres
On ne peut pas offrir ce que l’on ne vit pas.
Si je suis absent à moi-même,
je serai absent aux autres.
Si j’ignore mes émotions,
je ne saurai pas accueillir celles de l’autre.
Tout commence là.
Prendre une minute.
Respirer.
Sentir ce qui se passe en soi.
Sans jugement.
Sans fuite.
Juste être.
Et dans cet espace, quelque chose se réveille.
Une présence plus calme.
Plus stable.
Plus vraie.
Nous sommes une génération connectée.
Mais la vraie question est ailleurs.
Sommes-nous encore capables d’être pleinement présents ?
Peut-être que le changement ne commence pas dans le monde.
Peut-être qu’il commence dans la prochaine conversation.
Dans le prochain regard.
Dans la prochaine minute.
Et toi…
es-tu vraiment ici, maintenant ?
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