On dit souvent que la vérité libère. Pourtant, beaucoup de personnes la fuient. Non pas parce qu’elles ne veulent pas aller mieux… mais parce que la vérité, lorsqu’elle arrive trop vite, peut faire mal.
La vérité brute provoque une résistance.
La vérité imposée crée une fermeture.
La vérité expliquée déclenche un débat.
Mais la vérité ressentie… transforme.
Dans mon approche, je n’apporte pas la vérité comme un verdict. Je l’introduis comme une découverte intérieure.
Pourquoi certaines personnes refusent la vérité
Refuser la vérité n’est pas un signe de faiblesse. C’est un mécanisme de protection.
Quand une personne nie une évidence, elle protège :
- Son identité
- Son équilibre émotionnel
- Son histoire personnelle
- Sa manière de voir le monde
Accepter une vérité, c’est parfois accepter d’avoir souffert inutilement, d’avoir fait de mauvais choix, ou de s’être trompé pendant des années. Ce n’est pas rien.
Le cerveau préfère une illusion rassurante qu’une vérité déstabilisante.
Alors forcer ne fonctionne pas.
La vérité passe par la sécurité
Avant d’amener une vérité, j’installe un espace où la personne se sent en sécurité.
Sans sécurité :
- Le mental argumente
- L’ego se défend
- Le corps se crispe
Avec sécurité :
- Le souffle ralentit
- L’écoute s’ouvre
- Les résistances s’assouplissent
La vérité ne peut entrer que dans un espace où la personne se sent respectée.
Je ne dis pas “voilà la vérité”
Je pose des questions.
Les questions contournent la défense.
Elles permettent à la personne d’arriver elle-même à la conclusion.
Par exemple :
- “Qu’est-ce que cette situation te fait réellement ressentir ?”
- “Depuis combien de temps tu portes ça ?”
- “Si rien ne change, que se passera-t-il dans un an ?”
La vérité devient alors une évidence personnelle, pas une idée extérieure.
Et ce qui vient de l’intérieur est toujours mieux accepté.
Je parle au ressenti, pas à la logique
La logique convainc rarement quelqu’un qui souffre.
Le ressenti, lui, ouvre.
Dans la conversation hypnotique, j’utilise des images, des métaphores, des histoires. Elles permettent de toucher l’émotion sans attaquer frontalement la défense.
Une personne peut refuser d’entendre :
“Tu te mens à toi-même.”
Mais elle peut comprendre :
“Parfois, on garde une porte fermée parce qu’on a peur de ce qu’il y a derrière… même si cette porte nous empêche d’avancer.”
La métaphore crée un pont.
Et sur ce pont, la vérité passe doucement.
Je respecte le rythme
La vérité a un timing.
Si elle arrive trop tôt, elle est rejetée.
Si elle arrive trop tard, la souffrance s’installe.
Je ressens le moment où la personne est prête. On le voit dans son regard, dans sa respiration, dans son silence.
Et parfois, la vérité n’est pas une phrase.
C’est un silence.
Un silence où la personne comprend.
Je transforme la vérité en choix
Dire :
“Tu dois accepter que…”
crée une résistance.
Dire :
“Est-ce que tu serais prêt à envisager que…”
ouvre une possibilité.
La vérité n’est plus une obligation.
Elle devient une option.
Et quand quelqu’un choisit d’accepter une vérité, il ne la subit pas. Il l’intègre.
La vérité sans jugement
La vérité ne doit jamais être accusatrice.
Quand une personne comprend qu’elle s’est trompée, qu’elle s’est fait du mal ou qu’elle a laissé une situation durer… la culpabilité peut surgir.
Mon rôle n’est pas d’ajouter du poids.
Mon rôle est d’alléger.
La vérité doit être accompagnée de compassion.
Parce que la vérité seule éclaire.
Mais la vérité + bienveillance guérit.
Quand la personne se l’avoue à elle-même
Le moment le plus puissant n’est pas quand j’explique.
C’est quand la personne dit :
“Je crois que je comprends…”
ou
“En fait, je sais depuis longtemps…”
À cet instant, il n’y a plus de lutte.
Il y a une prise de conscience.
Et cette prise de conscience n’est pas violente.
Elle est libératrice.
La vérité comme libération intérieure
La vérité n’est pas un combat.
Ce n’est pas une confrontation.
Ce n’est pas une démonstration.
C’est une révélation intérieure.
On ne force pas quelqu’un à voir.
On l’accompagne à regarder.
La vérité devient acceptable lorsqu’elle est ressentie, choisie et accueillie sans jugement.
Et parfois, la vraie question n’est pas :
“Pourquoi refuses-tu la vérité ?”
Mais plutôt :
Es-tu prêt à vivre sans te mentir à toi-même ?
Et si la vérité n’était pas là pour te blesser…
mais pour te libérer de ce que tu portes depuis trop longtemps ?
Petite question importante.
Quand quelque chose te pèse intérieurement…comment réagis-tu vraiment ?
Ta réponse m’intéresse ?



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