Je garde tout à l’intérieur.
Mes peurs, mes colères, mes déceptions, mes blessures.
Je les empile comme des briques dans un mur invisible que personne ne voit… mais que je porte chaque jour.
De l’extérieur, tout va bien.
Je souris, je fais face, je continue.
Mais à l’intérieur, c’est une autre histoire.
Parce que garder pour soi, ce n’est pas être fort.
C’est souvent survivre.
Le réflexe de protection
Depuis l’enfance, beaucoup d’entre nous ont appris une chose :
“Ne montre pas ce que tu ressens.”
On nous a appris à être solides, à ne pas déranger, à ne pas pleurer trop fort, à ne pas nous plaindre.
Alors on a développé un mécanisme :
on encaisse, on serre les dents, on avance.
Au début, ça rassure.
On a l’impression de contrôler.
De rester digne.
De ne pas déranger.
Mais ce que l’on ne dit pas…
le corps, lui, le retient.
Ce que l’on enferme ne disparaît pas
Les émotions ne s’évaporent pas.
Elles s’impriment.
Dans la poitrine qui se serre sans raison.
Dans le dos qui fait mal.
Dans la fatigue qui ne passe pas.
Dans l’irritabilité, les insomnies, l’angoisse sourde.
Ce n’est pas le hasard.
C’est le langage du corps.
Chaque émotion non exprimée devient une tension.
Chaque douleur ignorée devient une charge.
Et à force de tout garder,
on devient son propre fardeau.
Le poids du silence intérieur
Garder pour soi, c’est souvent se sentir seul, même entouré.
Parce que personne ne peut comprendre ce que tu ne montres pas.
Tu continues à fonctionner, mais tu ne vis plus vraiment.
Tu avances en mode survie.
Et parfois, tu te demandes :
“Pourquoi je me sens vide alors que ma vie est pleine ?”
Parce que tu as appris à tout porter…
mais jamais à déposer.
La fausse force
On confond souvent force et fermeture.
Mais la vraie force, ce n’est pas de tout garder.
C’est d’oser ressentir.
Pleurer ne rend pas faible.
Parler ne rend pas fragile.
Exprimer ne rend pas dépendant.
Ce qui détruit, ce n’est pas l’émotion.
C’est la répression.
Une émotion bloquée devient une prison intérieure.
Le corps, miroir de l’âme
Le corps n’oublie rien.
Il mémorise chaque choc, chaque humiliation, chaque non-dit.
Quand l’esprit se tait,
le corps parle.
À travers la douleur, la fatigue, la maladie parfois.
Ce n’est pas une punition.
C’est un appel.
Un appel à écouter ce qui a été trop longtemps étouffé.
Pourquoi c’est si difficile de parler ?
Parce que parler, c’est se montrer.
Et se montrer, c’est risquer.
Risque de ne pas être compris.
Risque d’être jugé.
Risque d’être rejeté.
Alors on préfère le silence.
Mais ce silence a un prix.
Et ce prix, c’est souvent la perte de soi.
Ce que tu ressens a de la valeur
Tes émotions ne sont pas un problème.
Elles sont un message.
La colère parle de limites non respectées.
La tristesse parle de pertes non digérées.
La peur parle de sécurité.
Les ignorer, c’est ignorer tes propres besoins.
Et quand on s’ignore trop longtemps,
on finit par se perdre.
Se libérer ne veut pas dire s’exposer à tout le monde
Exprimer ne veut pas dire tout raconter à tout le monde.
Ça veut dire choisir un espace sûr.
Un lieu.
Une personne.
Un accompagnement.
Un endroit où tu peux déposer ce que tu portes sans masque, sans rôle, sans devoir être fort.
Parce que personne n’est fait pour tout porter seul.
Le vrai courage
Le vrai courage, ce n’est pas de serrer les dents.
C’est d’ouvrir le cœur.
C’est d’oser dire :
“Ça me fait mal.”
“Je suis fatigué.”
“Je n’y arrive plus seul.”
Et dans cet aveu, il n’y a pas de faiblesse.
Il y a une renaissance.
Et maintenant ?
Si tu te reconnais dans ces mots,
ce n’est pas un hasard.
Ton intérieur t’appelle.
Il te demande d’écouter.
De ressentir.
De libérer.
Tu n’es pas brisé.
Tu es simplement chargé.
Et ce qui a été accumulé peut être relâché.
Pas d’un coup.
Pas violemment.
Mais avec conscience.
La vraie question n’est pas : “Pourquoi je garde tout à l’intérieur ?”
La vraie question est : “Suis-je prêt à me libérer de ce qui m’empêche de respirer pleinement ?”
Parce qu’au fond,
tu ne mérites pas seulement de survivre…
tu mérites de vivre en paix avec toi-même.
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Khalid – une rencontre qui éclaire la vie.


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