Il ne crie pas.
Il ne se plaint pas.
Il ne dérange personne.
Et pourtant… ton silence parle.
Il parle fort.
Il parle vrai.
Il parle de toi.
Mais es-tu prêt à entendre ce qu’il dit ?
Le silence n’est jamais vide
On croit souvent que se taire, c’est être en paix.
Que ne rien dire, c’est éviter le conflit.
Que garder pour soi, c’est être fort.
C’est faux.
Le silence est un masque élégant.
Il donne l’illusion du contrôle.
Il rassure les autres.
Mais à l’intérieur ?
Ça bouillonne.
Ça serre.
Ça fatigue.
Le silence cache rarement le calme.
Il cache souvent la peur.
La peur de déranger
Combien de fois as-tu ravaler une parole pour ne pas créer de vague ?
Tu t’es dit :
« Ce n’est pas grave. »
« Ça va passer. »
« Je vais gérer. »
Tu n’as pas voulu être celui qui complique les choses.
Alors tu t’es compliqué toi-même.
Ton silence protège les autres.
Mais qui te protège, toi ?
La peur d’être rejeté
Derrière ton silence, il y a peut-être cette question :
Si je dis ce que je ressens… est-ce qu’on va encore m’aimer ?
Alors tu te tais.
Tu encaisses.
Tu t’adaptes.
Tu deviens celui qui comprend.
Celui qui supporte.
Celui qui pardonne vite.
Mais à force de t’effacer, tu disparais.
Et le jour où tu exploses, tout le monde est surpris.
Sauf toi.
La colère enfouie
Le silence peut être poli.
Mais il peut aussi être violent.
Il peut être une punition.
Un mur.
Un retrait stratégique.
Tu dis que tout va bien.
Mais ton corps dit le contraire.
Tensions.
Fatigue.
Insomnies.
Le silence ne fait pas disparaître la colère.
Il la déplace.
Et elle finit toujours par ressortir.
Contre toi.
Ou contre les autres.
La tristesse qu’on ne veut pas voir
Parfois, ton silence cache une blessure plus ancienne.
Une humiliation.
Une trahison.
Un abandon.
Tu as appris qu’il valait mieux te taire que d’être ignoré.
Alors tu as choisi le silence avant qu’on ne te réduise au silence.
C’était une stratégie de survie.
À l’époque, elle t’a sauvé.
Mais aujourd’hui ?
Elle t’enferme.
Le rôle que tu joues
Ton silence peut aussi être une identité.
Le fort.
Le sage.
Le discret.
Tu es devenu celui qui ne parle pas de lui.
Celui qui écoute.
Celui qui tient.
Mais qui t’écoute, toi ?
À force de jouer un rôle, tu as peut-être oublié ta vraie voix.
Et sans voix, il n’y a plus de direction.
Ce que ton silence demande
Ton silence ne veut pas te détruire.
Il veut te protéger.
Il dit :
- « J’ai peur. »
- « J’ai mal. »
- « J’ai besoin d’être entendu. »
Mais au lieu de crier, il se contracte.
Et plus tu l’ignores, plus il s’épaissit.
Jusqu’à devenir un mur entre toi et le monde.
Oser fissurer le mur
Parler ne veut pas dire hurler.
S’exprimer ne veut pas dire attaquer.
Parfois, une phrase suffit :
« Ce que tu viens de dire m’a touché. »
« J’ai besoin de temps. »
« Ça me fait mal. »
Ce ne sont pas des faiblesses.
Ce sont des actes de courage.
Ton silence t’a servi.
Mais peut-être que maintenant, il te coûte plus qu’il ne te protège.
Et si ton silence était un appel ?
Un appel à te respecter.
Un appel à poser des limites.
Un appel à exister autrement.
La vraie question n’est pas :
Pourquoi tu te tais ?
La vraie question est :
Qu’est-ce que tu refuses encore de reconnaître en toi ?
Parce que derrière chaque silence…
il y a une vérité qui attend.
Et si, au lieu de l’étouffer,
tu décidais enfin de l’écouter ?
Peut-être que ton silence ne demande pas à être gardé.
Peut-être qu’il demande à être compris.
Et toi… es-tu prêt à découvrir ce qu’il protège depuis si longtemps ?
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