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Il est des nuits où l’âme hurle…
Mais personne ne l’entend.
Pas même soi-même.
Sous la peau calme,
le cœur saigne encore d’erreurs tues,
de fautes murmurées dans le noir,
de souvenirs qu’on refoule comme des enfants abandonnés
au seuil de la conscience.
On apprend tôt à pardonner aux autres —
par devoir, par religion, par peur.
Mais qui nous apprend à nous pardonner nous-mêmes ?
À déposer l’arme que l’on retourne sans cesse contre soi ?
Un théâtre intérieur
Le pardon de soi n’est pas un geste,
ce n’est pas un mot,
ce n’est pas une phrase que l’on écrit sur un post-it positif.
C’est un drame intérieur,
un affrontement entre le juge et l’enfant blessé.
C’est un tribunal où l’on est le coupable, la victime et le bourreau.
Et parfois… on s’y enferme à vie,
comme dans une cellule dont on possède pourtant la clé.
Mais il arrive, au détour d’un souffle,
que le silence parle plus fort que la douleur.
Il dit :
“Tu n’avais pas les armes.”
“Tu as fait du mieux que tu pouvais, avec ce que tu étais.”
“Tu ne savais pas aimer autrement.”
Et dans ce moment suspendu,
le cœur n’a plus besoin de se défendre.
Il s’ouvre.
Il écoute.
Il tombe à genoux devant sa propre humanité.
Une poésie brisée
Le pardon de soi,
c’est comme écrire un poème avec des larmes,
où chaque mot est une cicatrice devenue encre.
Ce n’est pas joli.
Ce n’est pas doux.
C’est vrai.
C’est se regarder dans le miroir et dire :
“Je te reconnais.”
“Je ne fuis plus.”
“Je t’aime, même cabossé, même fêlé.”
Et alors, doucement,
l’on redonne un prénom à ce que l’on appelait “faiblesse”,
l’on redonne une voix à ce qui fut étouffé.
Et ce jour-là,
on renaît.
Non pas parfait.
Mais libre.



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