On parle beaucoup des jeunes.
On parle d’eux, mais rarement avec eux.
On les décrit comme distraits, fragiles, accrocs aux écrans, impatients…
Mais on écoute peu ce qui se passe dans leur tête, là où tout se joue.
Car derrière un sourire, un silence ou une attitude provocante, il y a souvent un monde intérieur en pleine tempête.
Une pression invisible mais permanente
Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans un monde qui va vite. Très vite.
Tout se compare, tout se montre, tout se juge.
Sur les réseaux sociaux, ils voient des vies parfaites, des corps parfaits, des réussites rapides.
Et dans leur tête, une question tourne en boucle :
« Pourquoi moi je n’y arrive pas ? »
Ils se comparent sans cesse, même quand ils disent s’en moquer.
Ils doutent de leur valeur, de leur apparence, de leur intelligence.
Ils ont l’impression qu’ils doivent réussir tôt, fort, et sans erreur.
Mais personne ne leur a vraiment appris à gérer la pression intérieure.
Un mental qui ne s’arrête jamais
Dans la tête de beaucoup de jeunes, ça ne s’arrête pas.
Les pensées tournent en boucle, surtout le soir, quand tout devient silencieux.
Ils pensent à ce qu’ils auraient dû dire.
À ce qu’ils ont mal fait.
À ce qu’ils doivent devenir.
À ce qu’on attend d’eux.
Ils aimeraient parfois juste… faire pause.
Mais ils ne savent pas comment.
Alors ils se réfugient dans les écrans, la musique, les jeux, ou l’isolement.
Non pas par fainéantise, mais pour éteindre le bruit intérieur, même quelques minutes.
Des émotions fortes, mal comprises
Les jeunes ressentent tout très fort.
La colère, la tristesse, l’amour, la peur, l’injustice.
Mais on leur demande souvent de se calmer, de relativiser, d’être raisonnables.
Alors ils apprennent à ravaler plutôt qu’à exprimer.
Résultat :
- certains explosent
- d’autres se renferment
- d’autres encore sourient en surface mais s’effondrent à l’intérieur
Beaucoup ne savent même pas mettre des mots sur ce qu’ils ressentent.
Ils savent juste que ça fait mal, ou que ça déborde.
La peur de ne pas être “assez”
Pas assez fort.
Pas assez intéressant.
Pas assez à la hauteur.
Ils ont peur de décevoir leurs parents.
Peur de rater leur avenir.
Peur de ne pas trouver leur place.
Et paradoxalement, ils ont aussi peur de parler.
Peur qu’on ne les comprenne pas.
Peur qu’on minimise ce qu’ils vivent.
Alors ils se taisent.
Et ce silence, à l’intérieur, devient lourd.
Ce dont ils auraient vraiment besoin
Contrairement à ce qu’on croit, les jeunes n’ont pas toujours besoin de solutions.
Ils ont surtout besoin :
- d’être écoutés sans être corrigés
- d’être pris au sérieux dans ce qu’ils ressentent
- d’avoir le droit de ne pas aller bien
- d’apprendre à comprendre ce qui se passe en eux
Ils ont besoin qu’on leur dise :
« Ce que tu ressens a du sens. »
Quand un jeune se sent compris, quelque chose s’apaise déjà.
Ouvrir un espace, pas un jugement
Si on prenait le temps de regarder les jeunes autrement…
Non pas comme un problème à régler,
mais comme des êtres en construction, sensibles, en quête de repères.
Et si on leur apprenait tôt que le bien-être intérieur n’est pas un luxe,
mais une base.
Car un jeune qui apprend à écouter ce qui se passe en lui
devient un adulte plus libre, plus aligné, plus vivant.
La vraie question n’est peut-être pas :
« Qu’est-ce qui ne va pas chez les jeunes ? »
Mais plutôt :
« Sommes-nous prêts à les écouter vraiment… et à nous écouter aussi ? »
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Prenez soin de ce qui se passe à l’intérieur.



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