2.Quand tu as peur de décevoir, tu te déçois toi-même

Tu as peur de faire du mal aux autres.
Alors tu te fais du mal en silence.

Tu acceptes.

Tu aides.

Tu comprends.

Tu excuses.

Tu fais passer les autres avant toi.

Et tu recommences.

Parce que décevoir quelqu’un te fait plus peur que de te décevoir toi-même.

Tu portes trop

Tu veux être la personne sur qui on peut compter.

Alors tu réponds présent, même lorsque tu es épuisé.

Tu dis oui alors que ton corps réclame du repos.

Tu gardes le sourire alors qu’au fond, tu n’en peux plus.

Et lorsque quelqu’un est déçu par toi, quelque chose s’effondre.

Tu culpabilises.

Tu te demandes ce que tu as fait de mal.

Tu cherches immédiatement à réparer.

Comme si le bonheur des autres était devenu ta responsabilité.

Mais depuis quand l’est-il devenu ?

Tu confonds amour et sacrifice

C’est parfois là que se cache le problème.

Tu crois qu’aimer, c’est tout accepter.

Tu crois qu’être une bonne personne, c’est ne jamais dire non.

Tu crois qu’une relation saine exige de faire des efforts en permanence.

Alors tu donnes.

Encore.

Et encore.

Jusqu’au jour où tu ne sais plus ce que tu veux.

Tu connais les besoins des autres.

Mais tu ne connais plus les tiens.

Tu t’es tellement habitué à t’adapter que tu as oublié de t’écouter.

J’ai compris cela autrement

La vie m’a appris que certaines personnes ne sont pas épuisées parce qu’elles donnent trop.

Elles sont épuisées parce qu’elles donnent contre elles-mêmes.

Il y a une différence.

Donner librement nourrit.

Donner par peur vide.

Et derrière cette peur de décevoir, il y a parfois une croyance profondément installée :

« Si je ne réponds pas aux attentes des autres, je risque de ne plus être aimé. »

Alors tu obéis à une peur ancienne sans même t’en rendre compte.

Tu as le droit de décevoir

Oui.

Tu as le droit.

Tu as le droit de changer d’avis.

De dire non.

De ne pas être disponible.

De poser une limite.

De choisir autrement.

Quelqu’un peut être déçu par ton choix sans que ton choix soit mauvais.

Cette distinction peut changer une vie.

Décevoir quelqu’un ne signifie pas trahir quelqu’un.

Parfois, cela signifie simplement que tu as enfin cessé de te trahir toi-même.

Revenir à soi

C’est aussi ce que je cherche à faire émerger dans ma manière d’accompagner.

Avec la conversation hypnotique, je vais chercher derrière le comportement.

Pourquoi cette peur de décevoir est-elle si forte ?

Pourquoi un simple « non » provoque-t-il autant de culpabilité ?

Pourquoi le regard de l’autre possède-t-il autant de pouvoir ?

Parce qu’il ne suffit pas de se dire :

« Je dois avoir confiance en moi. »

Quand un mécanisme est profondément installé, il faut parfois aller écouter ce qui se trouve derrière.

Et lorsque tu commences à comprendre ce qui te fait agir contre toi-même, quelque chose peut enfin bouger.

Alors pose-toi cette question :

Qui serais-tu si tu n’avais plus besoin de rendre tout le monde heureux pour avoir le droit d’être en paix ?

Peut-être que tu ne deviendrais pas quelqu’un d’égoïste.

Peut-être que tu deviendrais simplement quelqu’un qui ne s’abandonne plus.

« Je transforme les histoires de la vie en clés de libération intérieure. »

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