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J’avais cru, toute ma vie, que la souffrance était réelle.
Solide. Inévitable.
Comme une cicatrice tatouée dans l’âme, indélébile.
Et puis un jour… tout s’est effondré.
Pas ma vie. Pas mes relations.
Non.
C’est le mensonge qui s’est effondré.
Le mensonge qui nous hypnotise depuis toujours :
« La souffrance est une réalité, tu n’as pas le choix, tu dois vivre avec. »
Ce jour-là, j’ai vu clair.
La souffrance n’existe pas dans le présent. Elle n’est qu’un film, projeté dans ma tête par ma mémoire, mes peurs, ou mes attentes.
Un scénario qui tourne en boucle, mais qui n’a pas de corps.
Pas de chair.
Pas de substance.
Le choc ?
Ce n’est pas la souffrance qui me détruisait…
C’était l’attachement à l’histoire que je racontais autour d’elle.
Je l’ai vue pour ce qu’elle est :
Un fantôme.
Un mirage.
Un masque qu’on nourrit parce qu’on croit qu’il est nous.
Quand j’ai cessé d’y croire, elle a disparu.
Pas lentement.
Pas doucement.
Non.
D’un coup.
Comme si on arrachait le décor d’un théâtre pour révéler que derrière… il n’y a rien.
Depuis, je ne me bats plus contre la souffrance.
Parce que comment lutter contre un mirage ?
Je ris, parfois, en repensant à toutes ces années où j’ai pris l’illusion pour la vérité.
Et vous savez quoi ?
Le plus cruel… ou le plus beau…
C’est que la clé a toujours été là, sous mes yeux.
Mais je refusais de la tourner, parce que j’aimais trop mon histoire de victime.
Aujourd’hui, je choisis autre chose.
Et si vous lisez ces lignes…
Peut-être que vous pouvez, vous aussi, choisir.
Pas demain.
Pas plus tard.
Maintenant.









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