Tu veux être aimé. Alors tu t’adaptes.
Tu veux être accepté. Alors tu te tais.
Tu veux éviter le rejet. Alors tu deviens celui que les autres attendent.
Et un jour, tu ne sais plus vraiment qui tu es.
Le plus inquiétant n’est pas de chercher l’approbation.
C’est de ne plus être capable de faire un choix sans l’obtenir.
Tu as peur du regard
Tu relis ton message avant de l’envoyer.
Tu hésites avant de dire ce que tu penses.
Tu acceptes alors que tu voudrais refuser.
Tu cherches dans le visage de l’autre un signe qui te rassure.
Un sourire.
Un compliment.
Un « tu as raison ».
Et lorsque ce signe ne vient pas…
tu doutes de toi.
Pas forcément de ton choix.
De toi.
C’est là que le besoin d’approbation devient dangereux.
Parce qu’il ne te pousse plus seulement à vouloir être apprécié.
Il commence à décider de ta manière de vivre.
Tu te trahis doucement

Le manque de confiance en soi ne ressemble pas toujours à quelqu’un qui se dévalorise.
Parfois, il ressemble à quelqu’un de très gentil.
Très disponible.
Très compréhensif.
Toujours prêt à rendre service.
Toujours prêt à faire un effort.
Mais derrière cette gentillesse peut parfois se cacher une peur :
« Si je dis vraiment ce que je pense, est-ce qu’on va encore m’aimer ? »
Alors tu t’adaptes.
Encore.
Puis encore.
Jusqu’à faire passer les besoins des autres avant les tiens.
Et tu appelles cela de la gentillesse.
Alors que parfois…
c’est simplement la peur du rejet.
Je connais ce piège

Je ne parle pas de cela uniquement parce que j’ai étudié le comportement humain.
Je parle aussi de ce que la vie m’a appris.
J’ai compris que certaines blessures ne crient pas.
Elles s’installent dans nos habitudes.
Elles deviennent des réflexes.
Dire oui.
Éviter le conflit.
Chercher à rassurer.
Vouloir être parfait.
Faire plaisir.
Ne jamais déranger.
Et surtout…
ne jamais risquer de déplaire.
Le problème, c’est qu’à force de protéger la relation avec les autres, tu peux finir par perdre la relation avec toi-même.
Jusqu’où vas-tu ?
Pose-toi réellement la question.
Combien de fois as-tu dit oui alors que tout ton être disait non ?
Combien de fois as-tu gardé quelque chose pour toi pour ne pas créer de tension ?
Combien de décisions as-tu prises pour être accepté plutôt que parce qu’elles étaient justes pour toi ?
Et surtout :
combien de morceaux de toi as-tu sacrifiés pour ne pas être rejeté ?
La question peut faire mal.
Mais parfois, ce qui fait mal est précisément ce qui mérite enfin d’être regardé.
Reprendre ton pouvoir
Tu n’as pas besoin d’être approuvé par tout le monde.
Tu n’as même pas besoin d’être compris par tout le monde.
Certaines personnes ne comprendront jamais tes choix.
Et ce n’est pas forcément un problème.
Le véritable problème serait de continuer à vivre contre toi-même uniquement pour éviter leur désapprobation.
C’est là que commence le changement.
Pas lorsque tu deviens plus dur.
Pas lorsque tu n’as plus besoin des autres.
Mais lorsque tu peux enfin entendre :
« Je peux être aimé sans me trahir. »
C’est une différence immense.
Là où tout peut changer
Dans mon approche par la conversation hypnotique, je cherche justement à aller derrière le comportement.
Derrière ce besoin de plaire.
Derrière cette peur du jugement.
Derrière cette difficulté à dire non.
Parce qu’une réaction répétée possède souvent une histoire.
Et lorsqu’on comprend ce qui se joue réellement à l’intérieur, il devient possible de commencer à dénouer certains mécanismes.
Tu n’as peut-être pas besoin d’apprendre à être quelqu’un de plus sûr de lui.
Tu as peut-être besoin de comprendre pourquoi tu as appris à douter de toi.
Alors, la prochaine fois que tu chercheras l’approbation de quelqu’un, arrête-toi quelques secondes.
Et demande-toi :
« Si je n’avais peur de décevoir personne, qu’est-ce que je choisirais réellement ? »
La réponse pourrait te déranger.
Elle pourrait même bouleverser certaines choses.
Mais elle pourrait aussi te montrer une porte que tu avais oubliée.
Celle qui ramène vers toi.
Je pratique ce que j’appelle l’accompagnement narratif hypnotique.Plutôt que d’analyser sans fin les problèmes, j’utilise la puissance des histoires pour parler directement à l’inconscient.Chaque récit devient un voyage intérieur où la personne découvre par elle-même ce qu’elle n’arrivait plus à voir.


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