Il y a une fatigue que le sommeil ne répare pas.
Vous dormez.
Vous vous réveillez.
Et vous êtes déjà fatigué.
Pas forcément physiquement.
À l’intérieur.
Vous réfléchissez trop.
Vous anticipez.
Vous contrôlez.
Vous imaginez le pire.
Vous repassez certaines conversations dans votre tête.
Vous cherchez ce que vous auriez dû dire.
Ce que vous auriez dû faire.
Ce qui pourrait arriver demain.
Et pendant que votre corps est ici…
votre esprit vit partout sauf dans le présent.
Vous essayez de tout contrôler
J’ai longtemps cru que contrôler permettait d’éviter de souffrir.
Prévoir.
Comprendre.
Analyser.
Se protéger.
Cela donne une impression de sécurité.
Mais seulement pendant un temps.
Parce qu’il existe une chose que personne ne peut contrôler totalement :
la vie.
Vous ne pouvez pas contrôler ce que les autres pensent.
Vous ne pouvez pas empêcher toutes les pertes.
Vous ne pouvez pas garantir qu’une personne ne vous quittera jamais.
Vous ne pouvez pas savoir exactement ce que demain vous réserve.
Alors vous contrôlez davantage.
Et plus vous contrôlez…
plus vous vous épuisez.
Le contrôle cache parfois une peur
Derrière le besoin de tout maîtriser, il y a parfois une peur plus profonde.
Peur d’être abandonné.
Peur d’échouer.
Peur d’être rejeté.
Peur de perdre.
Peur de ne pas être assez.
Mais lorsque cette peur n’est pas reconnue, elle peut prendre le volant.
Vous appelez cela prudence.
Vous appelez cela réflexion.
Vous appelez cela caractère.
Alors que votre système intérieur cherche peut-être simplement à éviter une nouvelle blessure.
Je le comprends parce que j’ai moi-même appris certaines choses en traversant la vie.
Et ce que j’ai compris est simple :
on peut passer énormément d’énergie à éviter une douleur que l’on porte déjà.
Le prix de la lutte
À force de lutter contre vos émotions, vous finissez parfois par lutter contre vous.
Vous voulez arrêter de penser.
Vous voulez arrêter d’avoir peur.
Vous voulez arrêter d’être sensible.
Vous voulez arrêter de ressentir.
Mais plus vous ordonnez à votre esprit de ne pas ressentir quelque chose…
plus cette chose peut prendre de place.
C’est le paradoxe.
Ce que vous refusez d’écouter peut devenir de plus en plus bruyant.
Alors il faut peut-être changer de stratégie.
Ne plus combattre immédiatement.
Écouter.
Observer.
Comprendre.
C’est ici que la conversation hypnotique prend son sens

Dans ma méthode, je m’appuie sur la conversation hypnotique pour permettre cette exploration intérieure.
Pas pour vous enfermer dans votre passé.
Mais pour créer un autre rapport avec ce qui se passe en vous.
Parce que je ne crois pas qu’il faille devenir invincible.
Je crois qu’il faut pouvoir se sentir suffisamment en sécurité pour ne plus avoir besoin de tout contrôler.
Et cette différence est immense.
Vous ne devenez pas quelqu’un qui n’a plus peur.
Vous devenez quelqu’un qui n’est plus entièrement dirigé par sa peur.
Et si vous déposiez enfin les armes ?

Peut-être que votre fatigue n’est pas un manque de courage.
Peut-être que vous êtes simplement fatigué de devoir être fort tout le temps.
Fatigué de faire semblant.
Fatigué de retenir.
Fatigué de contrôler.
Alors posez-vous cette question :
Combien d’énergie dépensez-vous chaque jour pour ne pas ressentir ce que vous ressentez déjà ?
La réponse pourrait vous surprendre.
Et peut-être vous montrer que votre prochain changement ne consiste pas à lutter davantage.
Mais à déposer enfin les armes.
Parce qu’une histoire contourne les résistances là où les conseils échouent.


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