Tu crois avoir du temps ?
Tu ne la vois pas.
Tu ne l’entends pas.
Pourtant, elle est là.
Pendant que tu lis ces mots, une minute de ta vie vient de disparaître.
Tu ne pourras jamais la récupérer.
Jamais.
Tu crois perdre du temps.
En réalité, c’est ta vie qui s’efface.
Silencieusement.
Tu fais comme si cela n’arrivait qu’aux autres
Quand quelqu’un meurt, tu ressens un pincement.
Tu prononces quelques mots.
Puis tu retournes à ta routine.
Comme si cette mort n’avait rien à voir avec toi.
Pourtant, chaque enterrement auquel tu assistes raconte déjà une partie de ton histoire.
Tu regardes un cercueil.
Sans réaliser qu’un jour, d’autres regarderont le tien.
Cette pensée te dérange.
Alors tu la repousses.

Tu construis une vie que tu n’habites même pas
Tu cours.
Tu produis.
Tu remplis tes journées.
Tu coches des cases.
Tu accumules des obligations.
Mais réponds avec honnêteté.
À quand remonte la dernière fois où tu t’es senti pleinement vivant ?
Pas occupé.
Pas distrait.
Vivace.
Présent.
Le plus inquiétant n’est pas de mourir.
C’est de traverser toute une existence sans jamais avoir réellement vécu.
Tu remets toujours l’essentiel à demain
Tu aimerais changer.
Tu aimerais pardonner.
Dire “je t’aime”.
Quitter ce travail.
Lancer ce projet.
Retrouver celui que tu étais avant de te perdre.
Mais pas aujourd’hui.
Demain.
Toujours demain.
Comme si demain t’appartenait.
Tu fais confiance à un futur qui ne t’a jamais rien promis.
Le piège est parfait
Tu te crois libre.
Pourtant, tes habitudes décident à ta place.
Tes peurs parlent avant toi.
Tes blessures conduisent tes choix.
Tu avances.
Mais dans un couloir dont les murs se resserrent chaque année.
Le plus étrange…
C’est que tu appelles cela vivre.
Tu n’as pas peur de la mort
Si c’était vrai, tu profiterais de chaque journée.
Non.
Ce qui t’effraie réellement…
C’est de découvrir, au dernier souffle, que tu as laissé passer ta propre vie.
Imaginer ce moment où tout devient clair.
Les occasions perdues.
Les personnes que tu n’as jamais vraiment regardées.
Les mots que tu as gardés enfermés.
Les rêves abandonnés pour rassurer les autres.
Et cette question qui surgit trop tard.
“Pourquoi ai-je attendu ?”
Voilà la peur.
La vraie.
La mort ne te poursuit pas
Elle marche simplement à ton rythme.
Elle n’accélère jamais.
Elle sait que chaque seconde te rapproche d’elle.
Pendant que tu crois avoir le temps.
Elle sait déjà que tu en as de moins en moins.
Elle n’a aucune colère.
Aucune haine.
Seulement une patience infinie.
C’est là que tout peut changer
La mort n’est pas venue pour t’effrayer.
Elle est venue pour réveiller ce que tu endormais depuis des années.
Elle te rappelle que chaque respiration est un privilège.
Que chaque visage peut disparaître.
Que chaque matin est une chance que personne ne t’avait garantie.
La peur cesse de diriger ta vie au moment où tu acceptes cette vérité.
Parce que celui qui regarde la mort en face découvre enfin la valeur de la vie.
J’ai compris que le véritable compte à rebours n’était pas celui de ma mort
C’était celui de ma vie.
J’ai longtemps cru que j’avais du temps.
Puis j’ai compris que personne ne possède demain.
Seulement cet instant.
Alors j’ai cessé d’attendre le moment parfait.
J’ai commencé à habiter mes journées.
À écouter ce qui criait en silence à l’intérieur de moi.
À vivre plutôt qu’à survivre.
Depuis, la mort ne me vole plus mes journées.
C’est elle qui me rappelle chaque matin qu’elles sont précieuses.
La mort naît avec nous.
Mais tant que ton cœur bat, elle n’a pas encore gagné.
La seule véritable question est celle-ci :
Quand ton dernier regard croisera cette vie que tu t’apprêtes peut-être encore à remettre à demain… pourras-tu lui dire que tu l’as vraiment vécue ?
Je pratique ce que j’appelle l’accompagnement narratif hypnotique.Plutôt que d’analyser sans fin les problèmes, j’utilise la puissance des histoires pour parler directement à l’inconscient.Chaque récit devient un voyage intérieur où la personne découvre par elle-même ce qu’elle n’arrivait plus à voir.









Laisser un commentaire