Il y a des moments où le corps parle avant même que l’esprit ne comprenne. Un souffle d’air traverse la peau. Un frisson s’invite sans prévenir. Il glisse le long de l’échine, effleure la nuque, fait vibrer l’instant. Et dans ce frisson… quelque chose s’éveille.
Ce n’est ni le froid, ni la peur, ni même l’émotion brute. C’est autre chose. Un écho. Une résonance. Comme si, l’espace d’un battement de cœur, une mémoire avait traversé le voile du présent.
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Un souvenir venu d’ailleurs. D’un autre temps. D’un autre lieu. Peut-être pas le nôtre… et pourtant si familier.
Il peut surgir à l’écoute d’une mélodie, au détour d’un parfum, dans le silence d’un regard. Ce frisson, c’est la trace d’un vécu que l’on ne peut expliquer, mais que l’on ressent profondément. Il n’a pas de mots. Il n’a pas d’origine claire. Mais il touche juste. Là, au centre du cœur. Là où résident nos vérités enfouies.
Certains diront que c’est la mémoire du corps, d’autres y verront une vibration de l’âme, une empreinte énergétique, un message subtil envoyé depuis l’invisible. Et si ce frisson était un rappel ? Un appel discret à revenir à soi ? À se souvenir de ce que l’on est vraiment, sous les couches de conditionnements, de peurs, d’oublis ?
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Dans l’accompagnement de l’être, ces frissons sont précieux. Ils parlent quand les mots se taisent. Ils ouvrent une porte… vers une autre conscience. Vers un dialogue intérieur souvent négligé, mais profondément guérisseur.
Alors la prochaine fois qu’un frisson vous traverse sans raison apparente, ne le chassez pas. Accueillez-le. Écoutez-le. Il vous murmure peut-être quelque chose d’essentiel. Un fragment d’histoire, un message d’âme, une invitation à retrouver votre alignement intérieur.
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Un frisson… comme un souvenir venu d’ailleurs. Mais peut-être, en réalité, venu de vous.
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