La nuit tombe. Le silence s’installe comme une couverture épaisse sur le monde. Les rues se vident, les lumières s’éteignent une à une, et le tumulte de la journée se retire, laissant place à ce que beaucoup fuient sans le savoir : eux.
Ils me parlent quand tout le monde dort.
Eux, ce sont mes émotions, mes blessures, mes souvenirs. Ce sont ces voix intérieures qui ne crient jamais fort, mais qui murmurent avec une justesse désarmante. Ce sont les parts oubliées de moi-même qui attendent patiemment, toute la journée, que je m’arrête enfin. Que je les écoute.
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Et lorsque le monde dort, je n’ai plus d’excuses. Je ne suis plus dans le rôle que la société me donne. Je ne suis plus parent, travailleur, ami, voisin. Je redeviens simplement moi, nu face à l’intérieur.
C’est là qu’elle ose dire : « Tu fais semblant, mais tu as mal. » « Tu avances, mais tu es perdu. » « Tu aides les autres, mais toi, qui t’écoute vraiment ? »
Il faut du courage pour écouter ces voix. Ce ne sont pas des voix de reproche, mais de vérité. Elles ne veulent pas nous faire peur, elles veulent nous réveiller… doucement… intérieurement.
Mais souvent, nous préférons allumer la télé, scroller encore un peu, fuir dans le sommeil… Parce que regarder à l’intérieur, c’est faire face à ce qu’on a toujours repoussé.
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Et pourtant…
C’est dans ces instants nocturnes que commencent les vraies guérisons. Quand le mental dort à moitié, l’inconscient ouvre des portes. Quand tout le monde dort, je peux enfin m’écouter vraiment.
Alors si, toi qui lis ces lignes, tu ressens parfois ce calme étrange dans la nuit, ce pincement au cœur, cette émotion qui surgit sans prévenir… Ne la fuis pas. Écoute.
Peut-être qu’elle te parle avec douceur pour t’aider à te retrouver. Car c’est dans le silence de la nuit que commence le vrai dialogue avec soi. Et c’est souvent là… que commence la libération.
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